é s a Pyrénées

École
supérieure
d’art
des
Pyrénées
/ Pau
Tarbes

Julien Gachadoat, “Processing…”

Un workshop de Julien Gachadoat
du 31 janvier au 4 février
avec…
et la complicité de Vincent Meyer

« Cet atelier est destiné à des personnes ayant peu ou pas d’expérience en programmation. La découverte et l’approfondissement de l’outil Processing se feront à travers la création de programmes interactifs graphiques et sonores. Il sera proposé aux participants d’exprimer leur créativité en assemblant, en triturant ou en détournant du code. »

Julien Gachadoat vit et travaille à Bordeaux.
Fondateur du studio de création multimedia 2Roqs, il enseigne parallèlement la programmation.
Il est coauteur du premier ouvrage français dédié à Processing, Processing, dessiner et créer avec du code informatique.

« Graphistes ? Non, pas vraiment. Nous ne sommes pas ingénieurs non plus… À dire vrai, nous avons du mal à nous mettre dans une case. Nos formations de base sont scientifiques, et nous avons sensibilité artistique. À Bordeaux, par exemple, nous avons imaginé une fresque typographique alimentée en temps réel par les messages envoyés par le public, depuis leurs téléphones portables… »

Le site / Le blog
Les photos du workshop sont ici
Le post de Julien sur son workshop à l’Ésap


Jour quatre, entretien avec Julien Gachadoat
« Cette génération (celle des étudiants) a vraiment grandi avec les ordinateurs. Nous aussi, mais nous étions obligés d’écrire du code pour pouvoir espérer parvenir à faire quelque chose avec ces machines. Je viens de là : dans les années quatre-vingt, mon père, qui est prof, avait ramené un TO7 à la maison, ce qui m’a donné envie d’apprendre comment sont faits les jeux. Il avait suivi une formation au collège, et c’est lui qui m’a appris les rudiments de la programmation! Au début, comme il n’y avait pas de moyen de stockage, j’étais obligé de taper des listings pour pouvoir jouer à des jeux de labyrinthe…
Processing, c’est un logiciel créé par Casey Reas et Ben Fry, deux anciens élèves de John Maeda, au MIT, en 2000, pour permettre à des personnes qui n’avaient pas un cursus scientifique ou informatique, de “bidouiller” et d’apprendre à programmer très rapidement. On tape du texte, l’ordinateur interprète ce texte (ces commandes) en images. La machine est très “bête” : elle exécute ce qu’on lui demande, mais l’intérêt, c’est qu’on peut lui demander de faire énormément de choses en très peu de temps.
Il faut voir Processing comme une centrale de traitement de données, visuelles ou sonores : elle peut en “prendre” en entrée, et elle peut en exporter en sortie, au moyen de l’impression 2D ou 3D, de la génération de son, de la projection lumineuse, etc.
Le premier moment de ce workshop a consisté, pour les étudiants, à apprendre à générer des modèles de “papier peint”, à partir d’un motif. Effets de symétrie, répétition, travail sur les couleurs… Un programme assez simple, mais qui nous a permis d’obtenir rapidement des résultats. Par la suite, les étudiants ont abordé la conception de programmes génératifs, c’est-à-dire qui fonctionnent “seuls”, et produisent d’eux-mêmes des résultats que l’on n’attend pas. On s’appuie sur la capacité d’automatisation de la machine, et on introduit une dose de hasard : certaines fonctionnalités, par exemple, injectent des nombres de façon aléatoire… Plusieurs étudiants se sont essayés à la mise au point de typographies génératives. Dans le cours de ce workshop, nous avons envisagé différentes formes d’interactivité : de la plus simple – l’utilisation de la souris et du clavier – à une autre, un peu plus complexe, qui fait intervenir un micro : comment capter du son, et l’interpréter graphiquement ? Pour la restitution des travaux, nous mettrons en place un dispositif dans lequel une caméra peut capter les mouvements des corps du spectateur pour générer des images en mouvement sur l’écran. »