é s a Pyrénées

École
supérieure
d’art
des
Pyrénées
/ Pau
Tarbes

Gwenola Wagon, “discothèque sauvage”

Un workshop de Gwenola Wagon
du 31 janvier au 4 février
Avec Clarisse Anicet, Gael Darras, Guillaume Delamarche, Olivia Earle, Jérémy Lakhlef, Matthieu Ma,
et la complicité de Vincent Meyer

La discothèque sauvage est une proposition de création collective sous la forme d’une discothèque éphémère, nomade, partagée et combinable. Il s’agit de transformer l’espace public en une discothèque éphémère à la manière des free party, Zones Autonomes Temporaires décrites dans TAZ d’Hakim Bey à partir de réflexions, discussions, collections, sélections, mixages, dans des collections de sons et de vidéos partagés accessibles à tous.

Gwenola Wagon est maître de conférences à l’université Paris 8, département arts plastiques, et responsable du programme de recherche : “Espace, temps, concepts à l’épreuve de la ville contemporaine”. Elle vit à Paris.
Plus d’informations ici et .
Les photos du workshop sont ici.


Jour deux. Entretien avec Gwenola Wagon.
« L’intention de départ de ce workshop, c’est la proposition de Nicolas Charlet, responsable d’accès(s) cultures électroniques, d’investir La commanderie, un lieu d’art financé par les vignerons de Jurançon, le 20 mai prochain. L’ensemble des vidéos et des sons créés pendant le workshop y seront diffusés, le temps d’une performance et d’une exposition. Dans la version performative, les remix sont réalisés et diffusés pour se combiner entre eux. L’agrégation des médias constitue la discothèque éphémère (avec des outils accessibles à tous et faciles d’utilisation : téléphone portable, lecteur mp3, vieux walkman, ou autre). Les visiteurs deviennent alors émetteurs et acteurs de la performance.
Le premier moment de ce workshop est un travail de collecte : sur le principe du remix, les étudiants sont invités à construire des sons qui s’inspirent d’autres sons, à partir d’une série de mots-clés qui évoquent la transe, l’éphémère, le volatil, le vivant, le hardcore… L’idée, c’est de prélever des pièces inconnues – vidéos ou sons – dans la masse des vidéos d’amateurs publiés sur Internet. Un peu à la manière d’un explorateur. Ces films sont vus de l’intérieur, ils constituent, à ce titre, une matière unique. Je souhaite prolonger cette recherche jusqu’au mois de mai, par le biais d’un espace de travail dédié à ce projet sur internet, Le moment venu, je me chargerai de mettre en scène la version exposition de cette expérience : vidéos et sons diffusés en boucle inviteront le spectateur à imaginer/participer à la discothèque sauvage. »

Références
Spike Jonze, Praise me, Fatboy Slim
The Cramps, Live at Napa State Mental Hospital, 1978
Gillian Wearing, Dancing in Peckham, 1994
Jérome Bel, Show must go on, 2001
Samuel Bianchini, Discontrol Party, 2010-2011
Supermarket workers dance, par EasyRaoul
City High Flash Mob at Iowa City HyVee, importé par mcaballero33 sur Youtube
Flash mobs…