Étienne Cliquet, “la démo”
Un workshopd’Etienne Cliquet
du 6 au 10 décembre 2010,
avec Alexandra, Corentin, Elsa, Gaël, Manuel, Matthieu, Morgan, Romina, Sylvie, Xinhao,
et la participation de Vincent Meyer.
“La démo est la forme de présentation des outils informatiques par excellence. […] Ni performance, ni conférence, ni expo, la démo trace une voie à part, propre à une culture d’Internet, des machines, des interfaces et des logiciels. Le workshop proposera une approche pratique de la démo ponctuée par la présentation d’exemples contemporains. Chaque participant sera invité à réaliser une démo de l’outil de son choix, qui sera enregistrée en capture vidéo directement à l’écran ou filmée.”
Étienne Cliquet est artiste, et enseignant à l’école supérieure de beaux-arts de Toulouse. Son travail est visible à la fois sur Internet et dans l’espace des expositions. De 1999 à 2004 il a co-initié et animé avec Sonia Marques le collectif en ligne Téléférique. Il développe depuis 2004 une recherche sur le pliage assisté par ordinateur, qui génère des installations et des sculptures à base d’origamis. Il travaille en ce moment à l’écriture d’un texte théorique sur la démo.
son site
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Rencontre, en fin de workshop, avec Étienne Cliquet : « En informatique, il existe un outil, très simple à utiliser, et dont nous n’avons pas encore fini d’explorer les potentialités, c’est la capture d’écran (en anglais screencast) – c’est-à-dire la fonction d’enregistrement de l’écran en temps réel : la caméra se retourne vers l’outil. Aucune connaissance technique particulière requise : n’importe qui, dès l’instant qu’il se sert d’un ordinateur, peut capturer, en direct, tout ce qui se passe sur son écran. Cette possibilité de filmer nos outils nous permet de porter un regard critique – ou poétique –, sur leur fonctionnement ou sur l’usage que nous en avons. Question cruciale ! Voyez, par exemple, le succès du livre La pensée power point, qui interroge la façon dont ce logiciel « formate » les communications, les conférences. Quand j’apprends que l’on dispose, actuellement, de 400 000 applications pour l’i-phone, je m’interroge sur notre capacité à opérer un choix…
J’ai présenté aux étudiants plusieurs exemples de travaux engagés dans cette problématique, et rapidement, ils ont voulu « faire des choses ». Chacun a pu alors développer une production à partir de son univers, et au final, ils proposent des vidéos courtes (entre deux et cinq minutes). Sylvie présente une sorte de mise en abîme des dossiers : elle crée un architecture, à l’intérieur de laquelle elle « chemine », en une progression qui remonte ses arborescences. Elle crée son chemin en même temps qu’elle s’y promène… Xinhao a dessiné un personnage inspiré du monde des mangas. C’est un travail qui lui a pris quatre heures, et que l’on le voit en accéléré (on pense au film Le Mystère Picasso, quand Henri-Georges Clouzot décide de filmer le processus de création de l’artiste…).
Je viens de mener un workshop similaire à celui-ci à Poitiers, et par ailleurs ces problématiques sont la base de mon enseignement à l’école des Beaux-arts de Toulouse. Les résultats de ces différentes expérimentations seront publiés sur Internet, et feront l’objet d’une exposition, peut-être en liaison avec le festival Accès. »



