é s a Pyrénées

École
supérieure
d’art
des
Pyrénées
/ Pau
Tarbes

Charles Mazet et Coline Sunier, “inter- épi- méta- archi-hyper”


un workshop de Charles Mazé et Coline Sunier,
du 6 au 10 décembre 2010,
avec Alexandrine, Chloé, David, Elise, Guillaume, Jessie, Julie, Léa, Lucie, Lucca, Marine,
Mathilde, Maylis, Mickaëla, Olivier, et la participation de Jérôme Dupeyrat.

“L’enjeu de ce workshop sera d’aborder le paratexte présent dans les différentes formes de catalogues : monographique, d’exposition, de collection, raisonné… Ce sera aussi l’occasion de faire le lien avec le paratexte d’une œuvre d’art dans son contexte d’exposition. […] Il s’agira tout d’abord d’y voir plus clair parmi les ouvrages que nous apporterons pour l’occasion. De les comparer, d’analyser leur contenu, leur construction. Puis, en se fixant sur une édition, d’en extraire le paratexte — ce qui s’articule autour du contenu principal, ici œuvres ou textes — pour constituer la matière première de votre production. La déconstruction de ces imprimés déjà existants vous permettra de recomposer quelque chose de nouveau qui questionne la forme initiale autant que son contenu. Cela peut être une nouvelle édition, un poster…”

Charles Mazé & Coline Sunier
Après avoir obtenu le DNSEP en design graphique à l’école de Strasbourg, Charles Mazé & Coline Sunier fondent le studio Catalogued, à Bruxelles, au sein duquel ils mènent une recherche exigeante, qui questionne les porosités entre le champ de l’art et celui du design graphique.
leur site
Les photos du workshop sont ici


Jour un.
Nous avions remarqué, en les voyant arriver à l’école, que Charles Mazé et Coline Sunier étaient bien chargés : « Nous avons fait pour les étudiants ce que nous avons l’habitude de faire pour notre compte : fouiller dans une librairie de livres d’occasion. Et nous en avons ramené un stock de catalogues d’exposition, choisis en fonction de leur intérêt du point de vue de la question qui va nous occuper ici, celle du paratexte. » Pour conduire avec sûreté le regard sur cette « matière première », un détour par l’histoire va se révéler bien utile : « De toute façon, nous ne sortons jamais sans notre théoricien ! » souligne malicieusement Coline. Voilà comment Jérôme Dupeyrat, professeur d’esthétique à l’Esac, se retrouve aux côtés de Charles et Coline pour cette première journée. « Après avoir situé le catalogue d’exposition dans son contexte historique, nous avons précisé ce qu’était le paratexte : titre, sous-titre, intertitres, préfaces, postfaces, avertissements, avant-propos, notes marginales, infrapaginales, etc. N’importe quel livre contient un paratexte, mais un catalogue est une publication paratextuelle en soi, en ce sens qu’il est l’accompagnement du « texte » qu’est l’exposition elle-même… »
Chaque étudiant – ou groupe d’étudiants – est maintenant invité à choisir l’un des catalogues apportés par Charles et Coline. « Nous leur demandons, dans un premier temps, de passer par une phase d’analyse rigoureuse du catalogue qu’ils ont choisi, et de s’appuyer sur ce document pour tirer une production éditoriale, quelle que soit sa forme… »
La plaque tournante de ce workshop, c’est la salle de conférences de l’école. Charles et Coline s’y tiennent disponibles pour calmer les doutes, réfreiner les ardeurs intempestives,  et surtout ne rien céder sur l’exigence de la réflexion.

Jour 5. Entre tâtonnements et remises en question, les participants à ce workshop ont trouvé leur chemin, et présentent un projet finalisé. « Chacun a réussi à s’approprier une dimension du sujet… », constate Coline. Même s’il est bien trop tôt pour tirer un bilan, les quelques réactions à chaud des uns et des autres témoignent qu’un mouvement de la pensée s’est accompli. Marine et Mathilde : « Cette façon de travailler nous a obligé à nous poser beaucoup de questions… » Coline : « Au début, les étudiants étaient dans un travail très intuitif. Nous avons essayé de leur faire prendre conscience de la nature des formes qu’ils manipulent. »